Charge mentale?

(20 octobre)

Cette semaine, la maman de N et S s'est absentée, pour son travail. Elle avait tout bien préparé: deux piles de linge et un menu pour chaque jour. Son mari a quand même trouvé ça un peu compliqué de jongler entre le travail, la maison et les enfants. "Tu te rends pas compte!" Nous, les mamans, ça nous a bien fait rire...
Le vendredi soir, c'est aikido. Et piscine. A la même heure. Mais ce n'est pas très grave: Numérobis va tout seul à l'aikido en sortant du collège, c'est juste à côté. Et moi, je vais à la boutique bio et locale pendant que le P'tit Mousse apprend à nager. Quand il est sec, nous remontons au dojo (qui, je vous le rappelle, est lui aussi dans les parages), et nous assistons à la fin du cours avant de rentrer à la maison où, Gott sei dank, c'est K. qui s'occupe de faire à manger, et il n'y a pas de devoirs à faire pour le lendemain.
Comme ça, je peux aller à la danse...

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Par tous les temps

(18 octobre)

Lundi matin, quand Numérobis a voulu sortir, à 8 heures, pour prendre le car, il a trouvé qu'il faisait beaucoup trop noir. Je lui ai donné une lampe de poche. Et puis j'ai emmené le P'tit Mousse à l'école, en me disant qu'effectivement, la nuit était drôlement plus longue que les précédentes. En sortant de la voiture, devant l'école, le contraste entre la noirceur hivernale et la température (19°!) m'a saisie.
Arrivée au lycée, j'ai, comme les collègues, contemplé cette curieuse lumière, qui nous faisait penser à la fin du monde, à la dernière éclipse ou à Harry Potter. Les fumées du Portugal et le sable du Sahara nous ont masqué le soleil jusqu'à 11heures. (Et donc, comme j'étais en cours, je n'ai pas pu faire de photo, mais il doit y en avoir plein sur la toile mondiale, par exemple sur le site de OuesteFrance.)
Hier, le soleil est apparu à une heure plus raisonnable, et puis il a fait place à la pluie.
Et aujourd'hui, il a fait beau, n'en déplaise à quelques esprits chagrins qui ont voulu voir des nuages dans un ciel bien bleu.
Demain? Il ne devrait pas pleuvoir. Et on ne parle plus trop d'une tempête qui avait l'air de vouloir se rapprocher.

Venez chez nous, le temps change sans arrêt!

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Jamais contents

(14 octobre)

"A cause" des profs de maths, ces vilains qui ne veulent pas consulter leurs manuels en ligne, mais préfèrent des clefs USB (c'est en gros comme ça la région nous a présenté le chose), il faut "migrer vers W in d ow s 7". Parce que les clefs USB fournies en guise de manuels numériques ne peuvent pas être lues sous XP; je le sais, je ne peux pas utiliser mon manuel numérique dans les salles de classe, le matériel étant obsolète. Merci les profs de maths!
Du coup, il faut remplacer nos vieilles tour de PC par du matériel plus récent moins antique. Et c'est le drame, parce que nous allons perdre les lecteurs de CD/DVD. Or il y a beaucoup de collègues qui utilisent des séquences vidéo sur ces supports, en lettres ou en histoire, par exemple. Et je ne vois pas d'autre solution pour passer un (extrait de) film en VO aux élèves. Le streaming? ce serait sûrement très bien, si la bande passante le supportait. Si les profs de maths ne veulent pas de manuel via internet, c'est bien parce que la connexion merdoie fréquemment, et qu'on n'est jamais sûr de pouvoir faire ce qu'on avait prévu, avec la toile mondiale (je le sais, j'ai aussi déjà été prise au dépourvue par l'impossibilité de me connecter à un manuel en ligne).
D'un autre côté, il est vraiment temps de changer ces vieilles machines. Mercredi, je suis allée au lycée plus tôt pour pirater copier les CD audio de quelques manuels sur une clef USB. Et voici ce qui s'est passé:
 8h 57, je mets la bête en route.
(Les photos sont un peu floues, excusez mon téléphone, qui n'est pas non plus de la dernière génération.)
 9h 05. Le PC a planté!
Qu'à cela ne tienne, je le relance.
 9h 13 bien sonnées, il rame encore.
9h 17 Alleluya! Je peux enfin rentrer mon identifiant et mon mot de passe!
(Heureusement que je n'avais pas d'élèves et que je n'étais pas censée faire l'appel, via la toile, dans le premier quart d'heure...)

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Bien déguisée

(10 octobre)

Dans mon jardin, il y a plein de papillons, vous le savez déjà. K. a dû donner à manger un bacille aux larves de piéride du chou qui attaquaient le potager.
Mais ça:
ne donnera jamais de papillon.
Ce sont des fausses chenilles, mais de vraies larves de tenthrèdes (un hyménoptère comme les abeilles ou les guêpes) qui dévorent un noisetier qui se croyait à l'abri sous la haie d'hortensias. A priori, il faut les écraser ou les brûler. Mais je crains que leurs grandes soeurs ne soient déjà enfouies, repues, en attendant l'année prochaine...

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Désinformation

(7 octobre 2017)

Pourrait-on, s'il vous plaît, arrêter tout ce battage médiatique autour de la nouvelle formule du Levothyrox?
J'ai commencé à prendre ce médicament à la fin du mois de mai, et, comme les personnes n'ayant consommé que la nouvelle formule, je ne lui trouve pas d'effet secondaire.
Quant aux patients qui ont changé de formule et qui éprouvent des symptômes tels que "grande fatigue" ou "prise de poids", voire "état dépressif" je leur conseille d'aller voir de plus près les divers symptômes de l'hypothyroïdie, que traite justement ce médicament.
En ce qui me concerne, je perds moins mes cheveux et je ne suis plus essoufflée depuis que le bon dosage a été établi. Car le vrai problème est là. Le Levothyrox se dose en microgrammes, soit en quantités infimes, et il existe différents dosages. Le passage d'un dosage à un autre peut faire varier considérablement le taux de TSH (Thyroid-Stimulating Hormone, indicateur du fonctionnement de la thyroïde). C'est pour cette raison qu'il faut prendre son comprimé à jeun et attendre un peu avant de manger: sinon, les micromolécules actives se perdent dans le bol alimentaire. Je l'ai constaté: si les 25 microgrammes ont a peine fait évoluer mon taux de TSH, le passage à 50 l'a fait chuter brutalement en plein milieu de la fourchette convenable.
Or il se trouve que, pour une raison que les médecins et scientifiques ont du mal à expliquer, la modification des excipients (tout ce qui enrobe la molécule active) modifie aussi l'absorption du médicament par l'organisme. Il est donc souvent nécessaire de revoir le dosage en passant à la nouvelle formule. Mon médecin traitant m'en avait parlé au moment où il m'a prescrit le médicament (tout en me disant que je ne serai pas concernée). Il était donc au courant; comme la plupart des médecins et pharmaciens, qui ont reçu une lettre d'information du laboratoire annonçant le changement de formule.
Les vraies questions sont donc:
- qui sont ces malades qui ne connaissent même pas les symptômes de leur maladie et accusent un médicament de les provoquer? (Est-ce que, quand j'ai la grippe, je me plains d'avoir 38° de fièvre parce que j'ai pris un antipyrétique - sans lequel je serais à 40° ?)
- qui sont ces médecins qui, informés par le laboratoire, n'ont pas su contacter leurs patients les plus sensibles et rassurer les autres en prescrivant un nouveau dosage de TSH? (Je m'étais étonnée qu'il faille encore revoir le dosage de mon élève qui n'a plus de thyroïde, au printemps, mais maintenant, je comprends qu'elle avait probablement seulement un médecin compétent.)
- qui sont ces journalistes qui répètent n'importe quoi sans aller vérifier les informations?
- est-ce que les médecins n'ont pas le moyen d'établir quels sont leurs patients qui prennent tel ou tel médicament? Il aurait alors été assez simple d'envoyer à ceux qui sont soignés par le Levothyrox de leur envoyer un courrier ainsi conçu, en gros:
"Madame, Monsieur,
vous êtes actuellement traité par le Levothyrox dosage x. Le laboratoire nous a informé que ce médicament change de formule. Il sera peut-être nécessaire de revoir votre dosage.
Si, dans les deux mois qui suivent votre passage à la nouvelle formule*, vous ressentez les symptômes suivants: fatigue, essoufflement, et autres symptômes caractéristiques, veuillez contacter mon secrétariat afin d'obtenir une ordonnance pour un dosage de TSH.
Si vous ressentez des symptômes d'hyperthyroïdie**, merci de prendre rendez-vous le plus rapidement possible.
Veuillez agréer etc..."
Au lieu de ça, les patients sont restés dans l'ignorance et les réseaux sociaux ont fait des ravages...
(Je ne nie pas que, pour certains patients sensibles, le préjudice puisse être important. Mais il me semble que c'est aller un peu vite en besogne qu'incriminer le laboratoire et sa nouvelle formule. Le problème principal me paraît plutôt celui de la chaîne d'information.)

* Il faut plusieurs semaines à l'organisme pour se réguler face à un nouveau dosage.
** J'ai peu (voire pas du tout) entendu parler de cas d'hyperthyroïdie, mais comme l'un des symptômes sont les palpitations cardiaques, ce cas est certainement plus urgent à traiter.


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Prévoir quelques révisions...

(30 septembre)

C'est moi qui ai fait mes deux groupes de première, en gros. J'ai donné mon avis sur la manière dont il fallait regrouper les classes, en toute connaissance de cause, puisque je connaissais les élèves de seconde et leur orientation.
Et on arrive, dès le mois de septembre, à cette différence flagrante: tandis que dans un groupe, on se demande mais pourquoi donc le Japonais arrivé troisième derrière Jesse Owens et un Allemand, au saut en longueur, ne fait pas le salut nazi comme (presque) tout le monde, alors que les Japonais sont les alliés de l'Allemagne, dans l'autre groupe, on me résume le texte étudié dans l'heure (sur le même thème de "sport et politique") ainsi: "Il a traversé la manche à la nage pour aller de la RFA à la RDA".
Voilà. Les collègues d'histoire (et les autres) sont au courant. Vous pensez bien que je n'allais pas rater cette occasion de faire rigoler la salle des profs.
(histoire du lycée)
(Quant au Japonais, si cela vous tracasse: le traité d'alliance avec le Japon - et l'Italie - n'a été signé qu'au mois de novembre 1936, soit trois mois après les jeux de Berlin.)


Post scriptum halluciné: je ne sais pas quels robots viennent "voir" ce qui se passe ici, mais ce blog a enregistré plus de 8800 visites en ce mois de septembre. C'est mon record absolu. (Cependant il me semble que les élections allemandes ont déjà provoqué une hausse de la fréquentation de ce site bismarckien...)

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C'est quand les vacances?

(27 septembre)

Tel l'enfant qui s'ennuie au bout de dix minutes de trajet en voiture, je pense déjà aux vacances. Et même, aux vacances de Pâques printemps. C'est un la faute du Recteur, aussi; il vient de prendre une décision qui me paraît intelligente.
Figurez-vous que les vacances printanières de la zone B se terminent théoriquement le lundi 7 mai au matin. La veille d'un jour férié, donc. Et en plus, l'Ascension tombe l'an prochain le 10 mai. Nous avions donc une semaine de rentrée fort bien conçue: je travaille, je ne travaille pas, je travaille (une demie-journée), je suis en congé, je travaille (pas de pont pour l'Ascension). Depuis la fin de l'année scolaire dernière, on en parle et on se plaint. Le Privé a paraît-il décider de ne pas rentrer pour une semaine à trous, et de décaler le début des vacances pour compenser. L'académie d'Orléans-Tour a pris la même décision. Et voilà que notre Recteur vient de faire de même: nous travaillerons les trois premiers jours des vacances, pour ne rentrer que le 14 mai.
C'est évidemment une bonne chose pour les collègues du premier degré et du collège, qui voient raccourcir d'autant l'interminable dernière période. Ca évitera aussi aux internes comme le Pirate de se lever tôt trois jours dans la semaine pour rentrer tard (gageons qu'une partie d'entre eux ne se seraient pas déplacés le mercredi). Surtout, ça nous fait deux semaines et demie de vacances! Mais pour les lycéens, il restera à peine quatre semaines pour terminer l'année...

Colmar
J'ai vu pratiquement la même photo dans un magazine en fin de semaine. Mes vacances sont décidément un thème d'actualité!

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