Cherchez l'erreur

(18 mars 2017)

Comme il nous restait encore un lycée à voir, et que c'est celui "de secteur", nous avons encore visité un peu ce matin. Franchement, moi, j'irais bien là, même si le bâtiment le plus récent a besoin d'une bonne rénovation: les locaux les plus anciens sont installés dans un ancien couvent, avec un CDI dans la chapelle. Pour le reste, avec les conseils de classe, et même un conseil de discipline qui approche, pour "détention de résine de c..." (dire que je me suis inscrite comme membre du conseil de discipline en me disant que, de toute façon, il n'y en avait jamais, dans cet établissement!), je n'arrive pas à trouver assez de temps pour me promener sur la toile. D'autant que mon ordinateur est un peu capricieux de la connexion.
Bref, une petite devinette, pour patienter.
Il y a un intrus, sur la photo suivante:
(En réalité, comme à chaque fois qu'on cherche un intrus, il y a différentes manières de répondre, et chacun de ces passeports pourrait être considéré comme différent des deux autres, selon le point de vue dont on se place. Eliminez donc tout de suite la perspective "unique dans la famille".)

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La fin de semaine, c'est fait pour...

(12 mars)

Normalement, la fin de semaine, ou oublie son cartable, qui peut servir à autre chose:
(Bonne sieste, Flourig!)

Alors, nous, c'est-à-dire les trois garçons et moi, avons laissés nos cartables à la maison pour aller à l'école, samedi. C'était les journées portes ouvertes dans de nombreux lycées. Je devais donc ouvrir les portes de ma salle de classe et jouer au super prof d'allemand pour encourager des élèves de troisième à venir chez nous l'an prochain. Mais je devais aussi jouer mon rôle de Maman et accompagner le Pirate dans les lycées qui l'intéressent, et ce, jusqu'au département voisin, je vous prie. A cela s'est ajoutée une invitation à un anniversaire pour Numérobis: nous avons passé la journée à courir partout et comparer les buffets d'accueil (c'est celui des cuisiniers de mon lycée le meilleur, cela ne fait aucun doute). (K. est en déplacement à l'étranger, il ne pouvait rien pour nous.)
Du coup, aujourd'hui dimanche, j'étais bien fatiguée, et nous sommes restés à la maison faire plus ou moins n'importe quoi. Au goûter, par exemple:
(Création de Numérobis)
Ou à la fin du repas du soir, parce qu'un enfant avait demandé aux petits bateaux pourquoi on ne peut pas avaler la bouche ouverte. Alors que moi, j'y arrive très bien. Donc je vous laisse imaginer ce que nous avons fait, au lieu d'écouter la docte réponse (mais j'ai tout de même entendu que je ne suis pas un cas particulier: on peut tout à fait avaler la bouche ouverte, cependant, c'est plus simple - et moins risqué pour les voisins - de le faire la bouche fermée).
Et maintenant, il est grand temps d'aller au lit. Il y a école, demain.

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Nom de Zeus!

(8 mars 2017)

Dimanche soir, comme la météo annonçait encore de la pluie et des vents violents en sus, je me suis dit que ce serait pas mal d'être dispensée de cours pour intempéries. Après tout, ils le font, quand la tempête souffle dans le sud. Mais il faut croire que les Bretons sont capables de se déplacer par tous les temps.
Lundi matin, le vent soufflait effectivement, mais pas dans le sens habituel, si bien que le trampoline semblait résister. En revanche, nous avons été privé de courant à 7h 39. Il a fallu finir le petit déjeuner dans la pénombre, et allumer une bougie pour ouvrir les volets afin de faire rentrer un peu de lumière dans les chambres (Dieu merci, nos volets ne sont pas électriques comme ceux de certains de nos voisins, qui n'ont manifestement pas réussi à les lever à temps)...
Le Pirate est parti attendre son car. Et là, la première surprise était plutôt rigolote à voir. Le Pirate, lui, a trouvé ça moins drôle, vu qu'un abribus, normalement, ça sert à s'abriter de la pluie. Pas à jouer au culbuto géant.
(lundi soir)
Le car est arrivé, et nous étions trois voitures derrière avec Numérobis et le P'tit Mousse quand nous l'avons vu s'arrêter de nouveau 200 m après l'arrêt. Mais? Ah, ben oui, il y avait un arbre en travers de la route, incontournable, et une voiture de l'autre côté. J'étais heureusement au meilleur endroit pour faire demi-tour, grâce à une route adjacente. A l'intérieur du car qui reculait, il paraît que les jeunes ont crié "Ouais, on rentre à la maison!" (mais en fait, non, ils ont juste fait un petit détour). Sur l'autre route, deux arbres ne barraient qu'une partie des voies, et nous avons pu arriver à l'école. Albus, le copain du P'tit Mousse qui venait à pied, nous a bien fait rire: avec son petit gabarit, il était obligé de tourner le dos au vent pour arriver à avancer.
A côté de l'église, les collégiens qui attendaient leur car scolaire au bourg étaient encore là, chose inhabituelle à cette heure. Certains commençaient à s'inquiéter, d'autres étaient en train de téléphoner (à leurs parents?) quand un car vide est arrivé; on leur envoyait manifestement un véhicule de secours. A ce moment-là, j'ai commencé à trouver ça moins drôle: qu'était-il arrivé au premier car? (Le bruit court qu'il s'est trouvé coincé entre deux arbres, mais certains de mes collègues affirment l'avoir suivi sur une route secondaire pour retrouver leur chemin suite à... une chute d'arbre sur les voies.)
Quand j'ai voulu m'engager sur la quatre voies, il a fallu que je ralentisse: personne ne dépassait 40 km/h, et avec les feux de détresse. Le trafic a repris progressivement de la vitesse, mais pas trop. Devant moi, la remorque d'un camion a fait un écart sur la gauche, emportée par le vent. Là, j'ai commencé à trouver que c'était vraiment n'importe quoi, de nous envoyer travailler par un temps pareil. En arrivant à la préfecture, je n'ai pas pu prendre ma sortie habituelle: deux arbres barraient la bretelle. "Qu'à cela ne tienne, me dis-je, je vais faire demi-tour au prochain rond-point, je ne suis plus à une minute près." Sauf que. Il n'y avait pas de circulation dans l'autre sens, un arbre gisant là aussi. Si vous suivez bien, nous en sommes au sixième arbre tombé sur mon chemin, et au quatrième barrant complètement la route. J'ai appelé le lycée (puisqu'il était déjà l'heure de prendre les élèves en cours) et fait encore un long détour, parce que je ne connaissais pas d'autre route (et en plus, il y avait plein de monde), si bien que je suis arrivée avec 20 minutes de retard.
A 9h 30, le préfet se fendait d'une lettre déconseillant de circuler sur les petites routes, et indiquant aux chefs d'établissement qu'il fallait éviter d'exposer les élèves au danger des objets emportés par le vent (certains collègues ont croisé des poubelles qui traversaient sans crier gare). A 10h, nous nous racontions nos mésaventures pour arriver jusqu'à un lycée dont nous estimions qu'il aurait bien pu rester fermé (une collègue a trouvé une vitre explosée en entrant dans sa salle). Et encore, nous avions du courant: l'école du P'tit Mousse et de Numérobis, ainsi que la cantine, en ont été privé toute la matinée!
(Chez nous, l'électricité n'est revenue que juste avant 21 heures, mais quelques collègues n'en avaient toujours pas hier matin. Certains arbres, empêtrés dans des lignes électriques, n'ont été dégagés qu'aujourd'hui.)

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Encore du potimarron!

(1er mars)

Il paraît que, le mercredi des Cendres, il faut faire "maigre". Mais comme au départ, je voulais publier publier cette recette hier, mettons qu'on fête Mardi Gras un peu en retard (vu qu'hier, j'avais un gâteau d'anniversaire, aussi).
Encore une recette tirée du livre de Valérie Cupillard et adaptée à ma sauce, vu que je n'ai pas besoin d'éliminer le gluten de mon alimentation:

les cookies au potimarron et au chocolat

100 g de potimarron, cuit à la vapeur
4 c. à soupe d'huile d'olive
100g de farine
50g de sucre
30g de flocons d'avoine
1 oeuf
1 pincée de levure
1 c. à soupe de gingembre moulu
30 à 40g de chocolat noir, grossièrement haché

Mixer le potimarron avec l'huile d'olive.
Préchauffer le four, thermostat 6 (180°C).
Mélanger l'oeuf et le sucre, incorporer la purée de potimarron.
Ajouter les flocons d'avoine, le chocolat, le gingembre, puis la farine avec la levure.
Sur la plaque du four chemisée (ou sur une feuille de silicone), déposer des cuillerées de pâte et les aplatir légèrement avec le dos de la cuiller.
Enfourner 20 minutes environ.

Et voilà!
Qui a dit que les enfants ne mangeaient pas de potimarron?

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La suite au mois d'avril

(23 février)

J'ai vu hier l'ORL, qui m'a enlevé les points faits la semaine dernière, passé une sonde munie d'une caméra dans le nez pour vérifier que mes cordes vocales vibraient bien, et communiqué les résultats des analyses: la tumeur n'est pas maligne, et pas invasive non plus.
Donc, tout va bien. Je dois juste attendre un peu pour reprendre la danse et la piscine.
En avril, je ferai une prise de sang, pour voir si ma demie-thyroïde produit suffisamment d'hormones, et je revois le médecin pour un contrôle de la cicatrice. Il a déjà fait toutes les recommandations d'usage pour soigner cette incision afin qu'elle devienne toute belle.
Youpi!

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Saine lecture

(20 février 2017)

  Tu sais, Mirza, que quelques ministres de Chah Soliman avaient formé le dessein d'obliger tous les Arméniens de Perse de quitter le royaume, ou de se faire mohométans, dans la pensée que notre empire serait toujours pollué, tandis qu'il garderait dans son sein ces infidèles.
  C'était fait de la grandeur persane, si, dans cette occasion, l'aveugle dévotion avait été écoutée.
  On ne sait comment la chose manqua. Ni ceux qui firent la proposition, ni ceux qui la rejetèrent, n'en connurent les conséquences: le hasard fit l'office de la raison et de la politique, et sauva l'empire d'un péril plus grand que celui qu'il aurait pu courir de la perte d'une bataille, et de la prise de deux villes.
  En proscrivant les Arméniens, on pensa détruire, en un seul jour, tous les négociants, et presque tous les artisans du royaume. Je suis sûr que le grand Chah Abas aurait mieux aimé se faire couper les deux bras, que de signer un ordre pareil; et qu'en envoyant au Mogol, et aux autres rois des Indes, ses sujets les plus industrieux, il aurait cru leur donner la moitié de ses états.
  Les persécutions que nos mahométans zélés ont faites aux Guèbres, les ont obligés de passer en foule aux Indes; et ont privé la Perse de cette nation, si appliquée au labourage, et qui seule, par son travail, était en état de vaincre la stérilité de nos terres.
  Il ne restait à la dévotion qu'un second coup à faire: c'était de ruiner l'industrie; moyennant quoi l'empire tombait de lui-même, et avec lui, par une suite nécessaire, cette même religion qu'on voulait rendre si florissante.
  S'il faut raisonner sans prévention, je ne sais, Mirza, s'il n'est pas bon que, dans un état, il y ait plusieurs religions.
  On remarque que ceux qui vivent dans des religions tolérées se rendent ordinairement plus utiles à leur patrie, que ceux qui vivent dans la religion dominante; parce qu'éloignés des honneurs, ne pouvant se distinguer que par leur opulence et leurs richesses, ils sont portés à en acquérir par leur travail, et à embrasser les emplois de la société les plus pénibles.
  D'ailleurs, comme toutes les religions contiennent des préceptes utiles à la société, il est bon qu'elles soient observées avec zèle. Or, qu'y a-t-il de plus capable d'animer ce zèle, que leur multiplicité?
[...] On a beau dire qu'il n'est pas de l'intérêt du prince de souffrir plusieurs religions dans son état. Quand toutes les sectes du monde viendraient s'y assembler, cela ne lui porterait aucun préjudice; parce qu'il n'y en a aucune qui ne prescrive l'obéissance, et ne prêche la soumission.
  J'avoue que les histoires sont remplies de guerres de religion. Mais qu'on y prenne bien garde; ce n'est point la multiplicité des religions qui a produit ces guerres, c'est l'esprit d'intolérance qui animait celle qui se croyait la dominante. [...]
Montesquieu, Lettres persanes, édition de 1758
Lettre LXXXV
(Montesquieu pensait ici critiquer la révocation de l'Edit de Nantes.)

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je comprends rien

(17 février)

Bonjour, c'est Makhno.
J'ai rien compris à qu'est-ce qui s'est passé.
L'autre jour, Flourig elle avait mal au ventre, elle vomissait partout. Elle a même pleuré, et puis elle vomissait du sang, et elle est allée se cacher dans la chambre pour qu'on la laisse tranquille. Quand c'est comme ça, les humains, ils vous laissent jamais souffrir en paix, ils vous attrapent pour vous emmener chez le vétérinaire. Flourig, elle est pas revenue.
Et le soir, après la sieste, c'est la Madame qui est partie. Il restait bien deux ou trois humains pour faire des câlins, mais j'ai du mal à communiquer avec eux, moi je préfère les siestes avec la Madame, et là, pendant deux siestes, elle était pas là.
Heureusement, elle est revenue. En même temps que Flourig. Flourig, elle avait un pansement sur la patte et elle puait le vétérinaire, mais sinon, elle avait l'air bien (sauf qu'elle a pris son médicament directement dans la main de la Madame, sans qu'on l'oblige, ça, c'est pas normal). La Madame, elle avait aussi un petit pansement à la patte, et un autre sur le cou. Je me demande pourquoi elle a été si longtemps chez le vétérinaire des humains, elle vomissait pas? En tout cas, elle a l'air d'aller bien aussi. Il paraît qu'elle doit se reposer, c'est drôlement chouette!
Bon, ce qu'il y a de bien, c'est que le vétérinaire, il a dit qu'il fallait que Flourig mange des trucs qu'elle aime, pas juste les croquettes pas bonnes qu'on a depuis dix jours. Alors les humains, ils ont acheté des croquettes molles, avec de la sauce, un peu comme du manger humain, mais pour les chats. C'est drôlement bon, ça!

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