Temps lié

(18 mai)


Au cours de ma vie, j'ai eu trois professeurs de danse, dont deux de formation purement classique. L'une d'elles se vantait d'avoir été dans la même compagnie que Rudolf Noureev quand il est arrivé en France. J'ai aussi pris quelques mois de cours en Allemagne, avec une prof formée en Angleterre, ce qui donnait des consignes un peu curieuses: les pas de danse sont internationalement nommés en français, mais les directions peuvent être données dans une langue plus locale, et elle nous donnait donc du "coupé under" ou du "coupé over" aux milieux de conseils en allemand.
Néanmoins, je n'ai pas souvenir qu'aucune d'elle m'ait jamais appris ce qu'est un "temps lié". Je ne suis même pas certaine d'en avoir exécuté sans le savoir.
Il a donc fallu que j'assiste à la fin d'un cours du P'tit Mousse pour découvrir ce pas de transition, qui permet de se décaler légèrement sur le côté en changeant de pied, ou bien vers l'avant ou vers l'arrière. Et, puisque la danse est un langage international, voici une démonstration chinoise (apprenez du même coup à dire "22" en mandarin):






"Tu vois, Maman, je peux faire de la danse, il y a des garçons!" (Un petit frère venu chercher sa soeur au cours du P'tit Mousse)

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Avance rapide

(16 mai)

J'ai retrouvé mes élèves après les plus longues vacances de printemps que j'aie jamais eues. Et je n'ai même pas oublié leurs prénoms! (Pourtant, il m'arrive parfois, au retour des vacances de la Toussaint, d'hésiter sur le prénom de certains élèves de première ou de terminale, que je connais donc depuis plus d'un an.) Il faut dire que, dans une ou deux classes, il est difficile de se tromper: ils s'appellent tous pareil...

Ils ont globalement autant envie de travailler que moi; c'est-à-dire le moins possible. Bien sûr, ils ont déjà compté le nombre d'heures qui restent avant l'arrêt des notes, et le nombre de jours avant la fin des cours. Mais leurs calculs sont faux: ils ne tiennent pas compte d'une récente convocation pour les oraux facultatifs du bac. Plus d'heures pour moi, mais nettement moins pour eux, puisque cela concerne 7 demies-journées. Du coup, il ne reste pratiquement rien pour préparer les terminales à l'écrit du bac, et il va falloir harceler les L pour qu'ils préparent correctement et dans les temps les documents à présenter à l'oral.
Je me doutais bien que l'année serait pratiquement finie au retour de ces longues vacances, mais là, la fin vient de se rapprocher d'un coup.

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Cadet Roussel

(10 mai 2018)

Ma maison a des poutres et des chevrons. Pourtant, il arrive assez souvent que des hirondelles viennent y faire un tour.
La première était, il a quelques années,entrée par la porte restée ouverte et ressortie par le velux entr'ouvert de la cuisine. Un passage en coup de vent, juste le temps d'allécher les chats.
Cet automne, K. en a vu deux, au moment du grand rassemblement avant le départ, pénétrer dans le salon par la porte ouverte et ressortir par le même chemin, sans doute avant d'aller se percher avec leurs consoeurs sur le fil électrique qui arrive au coin de la maison. J'ai gardé le velux de la cuisine bien fermé, car plusieurs volatiles ont tenté de le franchir...
Et hier, alors que je faisais tranquillement un peu de ménage, un autre oiseau est entré par la porte de la cuisine (quand je nettoie, j'aère, ça sèche plus vite) et a tenté de ressortir par la fenêtre la plus proche, qui était malheureusement fermée. Après deux tentatives infructueuses, cette hirondelle magnifique a fini par retrouver la sortie. Comme je me suis arrêtée de bouger pour ne pas l'effrayer, j'ai eu le temps d'observer sa gorge un peu rouge et sa longue queue, ce qui m'a permis de l'identifier comme une hirondelle rustique:
(photo Michel Lamarche, à retrouver ici)

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Et puis quoi encore?

(7 mai)

Il y a les gens qui me disent que j'ai gagné un repas au restaurant un mardi à 9h 30 (du matin, si si). C'est ballot, je travaille.
Il y a ceux qui veulent me faire noter des codes et un numéro magique surtaxé pour gagner un cadeau, et quand je leur dis "j'ai pas envie", ils me raccrochent au nez. Même pas "tant pis pour vous", clac! la conversation a été coupée net.
Et puis il ya ceux qui m'envoient des mails que je ne comprends même pas:

"cher,CLARA. [tiens, j'ai changé de prénom?]


trouvez vos collègues des informations qui les exposeront à un atteinte sensible. Vous serez le plus courante ici, à l'aide des précisions que vous réceptionnerez à cet endroit [suit un lien sur lequel je n'ai évidemment pas cliqué]"

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Le Jardin des Chansons

(1er mai)

Il me semble vous avoir promis, lors des dernières vacances, de vous parler des Choristes. La première chose à dire, déjà, c'est que le titre de ce film, spontanément, a tendance à me venir en allemand , parce que je ne l'avais pas vu avant cette année, et que, jusque là, ce sont surtout mes collègues d'outre-Rhin qui m'en avait parlé. Elles utilis(ai)ent en effet souvent Die Kinder des Monsieur Mathieu comme outil pédagogique.
(De la même manière, pour La vie est un long fleuve tranquille, je pense plutôt "Montag, Raviolitag" que la version française, parce que, la première fois que j'ai vu ce film, c'était à la télévision, chez ma correspondante allemande.)
Bref. Il y a dans ce film, évidemment, un certain nombre de chansons. Et, à la grande surprise de K., j'en connaissais plusieurs. Si je dois le Ô nuit de Rameau (mais pas la même partie que dans le film) à Mme Saouter, c'est il faut bien l'avouer à Dorothée que je dois Compère Guilleri. J'avais emprunté avec émotion un petit livre contenant le comptine à la bibliothèque de Fréjus, lorsque le Pirate était en maternelle...
Et aujourd'hui, la toile mondiale vous permet de (re)découvrir la version proposée par la célèbre speakerine devenue animatrice pour enfants dans le service public.

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Elégance

(23 avril 2018)

Non, nous ne sommes pas encore en vacances. Ici, on jour les prolongations pour intégrer une partie des ponts de mai dans les congés. Officiellement, les cours prennent fin mercredi midi, pour ne reprendre que le... 14 mai.
Bon, cela n'a manifestement pas empêché certains de prendre le soleil, pendant cette fin de semaine.
Néanmoins, il reste des devoirs, et la lecture est parfois quelque peu indigeste...
(Conclusion du P'tit Mousse: je ne suis jamais élégante, évidemment.)

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Fluctuations

(19 avril)

Je ne dis plus à mes collègues que je vais à la piscine, le mardi, parce qu'on me répond:
Beurk, de l'eau en boîte!
Le chlore, ça pue.
Je préfère les vagues.
Quel intérêt, faire des allers-retours dans un bassin?
Et encore, on ne me parle pas de la propreté parfois douteuse des bassins.

Evidemment, je pourrais répondre qu'à cette époque-ci, la mer, c'est froid. Et puis, c'est plus loin que la piscine. Et puis, nager à contre-courant, c'est pas mon truc.
Mais je ne le fais pas, et je retourne glisser dans une eau à trente degrés (avant de me savonner consciencieusement).

Ce qui me gêne le plus, à la piscine, c'est la foule qu'on y trouve parfois. La semaine dernière, il y avait au moins 15 personnes (si, ça fait beaucoup), réparties de manière exceptionnelle sur 4 lignes d'eau. Plus de couloirs, ça veut dire aussi qu'ils sont plus étroits, et qu'il est plus difficile de doubler ou de se croiser sans se frôler, voire donner (ou recevoir) des coups de pied. Et puis, plus il y a de monde, plus il y a de vagues. Ce qui peut devenir franchement désagréable quand on fait du dos crawlé: difficile de ne pas prendre l'eau par le nez ou par la bouche, au moment où on respire.

Allez savoir pourquoi, cette semaine, il n'y avait plus que les trois lignes d'eau habituelles, et au maximum 7 nageurs. Certes, je suis arrivée un peu plus tard que d'habitude, mais c'est justement l'heure d'affluence... Peut-être qu'une partie des nageurs est retournée à des activités de plein air? En tout cas, c'était fort agréable; à la fin, chacun avait son couloir. Je pouvais donc faire des mouvements de brasse bien amples sans craindre de gêner qui que ce soit. Ou nager sur le dos sans risquer de me heurter à un nageur évoluant en sens inverse.
Et ça fait vraiment du bien...

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